ON DEVRAIT TOUJOURS CHOISIR SA FAMILLELara est journaliste. Débutante, arriviste, déterminée… et naïve. Elle croit que le mensonge n’a été créé que pour servir ses ambitions. Etienne est écrivain. Talentueux, charmant, têtu… et secret. Sa famille envahit ses livres et sa vie, il la protégerait au-delà des lois. Leur rencontre est l’enjeu de ce roman. Chacun voudra manipuler l’autre, et ils ne pourront pas gagner tous les deux. Un roman sur le jeu des apparences et la famille, une histoire où la violence innée de chaque individu s’exprime, y compris dans la douceur. Nov 2003- ISBN : 2-7481-3328-5 - prix : 14,90 euros Commandez sur les sites: AMAZON.FR - MANUSCRIT.COM |
1er EXTRAITElle appela "Etienne… Etienne… Où êtes-vous ? Répondez !" L'affolement gagna sa voix, mais Etienne ne se montrait toujours pas. La nuit encerclait Lara, et l'étreignait de ses bras sombres et indistincts. Elle cria, plus fort, mais seul le silence lui répondait. Elle se rappela la phrase d'Etienne "Je me suis perdu… Et j'ai tourné pendant des heures… Des heures…" Elle se figura errant à perpétuité entre des arbres hostiles, blessée sans relâche par leurs branches griffues, condamnée à se nourrir de racines et de terre. Sans jamais atteindre de route, ni même de sentiers… (…) Lentement, la panique prit ses quartiers dans son esprit. (…) Elle courut, dans le but de s'éloigner des bruits entendus. Les bras tendus en avant, comme pour embrasser le vide, elle s'avançait à pas trébuchants. Elle se heurtait aux branches trop longues, se tordait les chevilles sur des racines obèses. Bientôt, elle ôta ses chaussures inadaptées, mais continua pourtant à s'allonger régulièrement dans la boue et les feuilles humides. Elle courait, elle rampait, à quatre pattes ou à deux. Elle n'avait plus qu'une idée, s'enfuir, s'enfuir très vite, très loin. Car les bruits derrière elle la poursuivaient. Elle était la proie, le gibier qui fuit un prédateur dont il ne connaît rien sauf la peur qu'il lui inspire. Elle avançait, sans se retourner, sans jeter un seul regard derrière elle, dans la crainte de voir trop près d'elle ce qu'elle fuyait et qui la rattrapait. Car elle n'entendait plus seulement des branches qui se cassaient, mais aussi des pas lourds et un souffle rauque, de plus en plus proches. Et elle ne pouvait pas courir plus vite, elle était déjà à la limite de ses forces. L'air qui se frayait un passage dans sa gorge serrée par la panique apportait une chaleur malsaine à l'intérieur de ses poumons, lesquels lui semblaient contractés par une cage thoracique soudain trop étroite. Ses muscles étaient tendus, au bord du soutenable. Ses pieds blessés laissaient une trace sanglante derrière elle. Dans sa frayeur, elle pleurait, et ne sentait même pas les larmes glisser hors de ses yeux affolés, ses yeux inutiles dans cette forêt trop sombre. | |
| 2éme EXTRAIT | 3éme EXTRAIT |